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Vestiges du 58

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Archives des Vestiges d'époque de la Nièvre ! Sur: le CNRS de Garchy, des Histoires, des Lieux, et Autres.....Vous êtes intéressés par ces lieux délaissés, vous recherchez des informations ou vous en possédez alors prenez contact !

Publié le par Vestiges 58
Publié dans : #autres lieux oubliés

Les gares de : Vandenesse,Varzy,Guérigny

 

 Mise à jour le 18 janvier 2013:

Avec les photos de l'intérieur de la gare de Varzy

 

 

La gare de Vandenesse:

 

Le 11 juillet 1866, la voie ferrée à voie normale (compagnie PLM créée en 1857 par fusion de diverses compagnies) en provenance de Nevers atteint Cercy-la-Tour à onze km du bourg de Vandenesse. Il est alors possible de rejoindre par un moyen de transport moderne Nevers à 52 km (atteint par le rail en 1850 via Saincaize), Bourges (1847), Moulins (1853) et Paris (gare de Lyon) via Gien (1861) à 253 km. L’année suivante, le 16 septembre1867, la voie ferrée est prolongée entre Cercy et Chagny (1849) via Le Creusot, ce qui permet d’accéder à Dijon et à Lyon. La ligne est à l'origine à voie unique, la deuxième voie sera mise en service sur la totalité du parcours Nevers-Montchanin le 5 août 1882.

Le 24 juin 1878 est mise en service la ligne passant à Vandenesse de 84 km à voie unique Cercy-Clamecy (1870) permettant de rejoindre Auxerre et Paris (par Laroche-Migennes). La gare de Vandenesse-Saint Honoré se trouve alors à 301 km de Paris via Auxerre contre 314 km via Nevers.

Le 19 juin 1884 est mise en service la ligne de 43 km à voie unique de Cercy à Gilly-sur-Loire, se raccordant à celle de Moulins (Allier) à Paray-le-Monial, ce qui permet de rejoindre la ville thermale de Bourbon-Lancy et Roanne. Cette petite ligne aujourd'hui déferrée connut un trafic important à la Libération en 1944 car, suite aux destructions, elle était alors la seule voie de chemin de fer entre Paris et Lyon : le parcours était de Paris à Nevers par la ligne dite du Bourbonnais (via Montargis et Gien), le pont de Nevers sur la Loire était coupé, les trains empruntaient la ligne de Cercy-la-Tour, puis Gilly-sur-Loire, Paray-le-Monial, Lozanne puis Lyon.

Le 9 septembre 1889 est mise en service la ligne en antenne de 23 km à voie unique Tamnay-en-Bazois à Château-Chinon. Vandenesse est alors reliée à sa sous-préfecture. De 1904 à 1936 un chemin de fer à voie métrique (régie départementale de Saône-et-Loire) de 50 km reliait Château-Chinon à Autun. Toutes ces lignes à voies uniques sont à trafic omnibus, c’est-à-dire que les trains s'arrêtaient dans toutes les gares.

Avant la première guerre mondiale, il y a trois allers-retours Cercy-Clamecy par jour et un aller-retour Cercy-Château-Chinon.

Entre les deux guerres mondiales, des voitures directes (sans changement) furent mises en service entre Paris et Cercy via Auxerre, avec arrêt à Vandenesse ce qui permit aux curistes de rejoindre facilement la station thermale de Saint-Honoré-les-Bains.

Le service voyageur par voie ferrée se termina le 5 octobre 1952 sur la ligne passant à Vandenesse. Le trafic voyageurs fut alors transféré par voir routière (autocars de la société Ligonie).

Néanmoins, cette ligne ferroviaire reste ouverte dans sa totalité de son parcours (ce qui est maintenant rare en France) pour le service marchandises grâce à l’importante carrière de porphyre de Picampoix à Sardy-lès-Épiry qui fournit du ballast à des lignes de chemins de fer (en construction telles les lignes TGV ou existantes en renouvellement de ballast) et à des autoroutes en construction.

Source wikipédia

 

 

 

La gare Vandenesse d'époque/ De nos jours
La gare Vandenesse d'époque/ De nos joursLa gare Vandenesse d'époque/ De nos jours

La gare Vandenesse d'époque/ De nos jours

La ligne Clamecy - Cercy-la-Tour

La ligne Clamecy - Cercy-la-Tour

La gare de Varzy:

 

La ligne Clamecy - Nevers par Varzy, Prémery et Guérigny a été ouverte le 2 juillet 1877.

ORIGINES DU PROJET

Elle faisait partie du projet de liaison Laroche - Nevers, né en 1843 et dû à l’ingénieur des Ponts et Chaussées Monsieur Boucher de Larupelle. Un temps étouffé, le projet renaîtra en 1860 garce aux Auxerrois et Avallonnais, rejoints par les Nivernais. Quatre tracés existaient pour relier Clamecy à Nevers :

- le premier passait par la vallée du Beuvron, dessert Brinon puis rejoint Prémery et Guérigny.

- le second desservait Varzy puis Prémery et Guérigny.

- le troisième empruntait la vallée de l’Yonne jusqu’à Chitry-les-Mines puis, par Saint-Révérien, rejoint Prémery.

- le quatrième, encore plus long que le précédent, passait par Cercy-la-Tour ou il rejoint la ligne Chagny - Nevers.

La déclaration d’utilité publique intervint le 14 juin 1861 et dans la loi du 2 juillet suivant, mais ne tranche pas sur le tracé.

Ce sont Messieurs Dupin et Delance de Varzy qui présentèrent les projets à Napoléon III de passage à Nevers en 1862, ainsi que leurs arguments. Celui-ci trancha pour un tronc commun Auxerre - Clamecy puis deux lignes: l’une pour Nevers par Varzy, Prémery et Guérigny (itinéraire le plus court); l’autre pour Cercy-la-Tour.

Si la ligne Auxerre - Clamecy ouvrit en 1870, la guerre franco-prussienne retarda la ligne Clamecy - Nevers qui fut réalisée par le P.L.M. entre 1874 et 1877.

LE TRACE ET L’INFRASTRUCTURE

A voie unique, longue de 69,6 km (75 kilomètres entre les deux gares), elle quitte Clamecy par la vallée du Sauzay puis grimpe jusqu’au franchissement de la ligne de partage des eaux des bassins Seine / Loire à Arzembouy. Elle redescend ensuite dans la vallée de la Nièvre qu’elle franchit à Prémery, puis qu’elle suit jusqu’à Nevers, où elle se raccorde sur la ligne de Chagny.

La mise à double voie s’arrêta en 1893 au court tronçon Clamecy - bifurcation de Beaugy. Des voies permettaient le croisement dans toutes les gares.

LES PREMIERS ENGINS DE TRACTION

Avant la première guerre mondiale, les dépôts de Laroche et Nevers couvraient les besoins avec des 021, 120, 121, et 030 « Bourbonnais ». Elles furent ensuite progressivement remplacées par des 220 C, 130 A, 230 A et 232 BT. Après l’affermage à la Société Générale des Chemins de Fer Economiques le 19 mars 1939, la SNCF loua douze 230 A et trois 140 G. L’importance du trafic après la guerre nécessita 18 locomotives: 230 A, 232 TA, 242 TA remplacées par les 140 J. Tout ce matériel est alors affecté au dépôt de Clamecy, qui fermera suite à la diésélisation le 26 septembre 1967, avec des BB63000 puis des 66000.

LE SERVICE

Au début du siècle, on relevait 4 allers retours omnibus Laroche - Nevers, réduits à 3 après la première guerre. Le temps de parcours Clamecy - Nevers atteignait 1 h 40 en 1936, quelques minutes de moins qu’en 1931.

A l’été 1938, la SNCF nouvellement créée transféra le service voyageurs sur route puis l’afferma en 1939 à la SGCFE. Un train mixte voyageurs marchandises circula sous l’occupation pour pallier à la pénurie des transports routiers, puis, après la libération, un « train de service » Guérigny-Nevers pour les ouvriers des ateliers SNCF de Nevers. Le trafic marchandises provenait d’usines le long de la ligne: aciéries de Guérigny, produits chimiques à Prémery et Clamecy.

Dans les années 70 et 80, la desserte marchandises était assurée par un aller retour du lundi au vendredi. On relevait 41860 tonnes en 1977 et 44046 en 1978 dont pour les expéditions, 87% de bois et pour l’ensemble, 58% pour les établissements Lambiotte à Prémery.

La fermetures de la lignes en 1938 le 05/05 pour la ligne - Clamecy - Varzy - Pémery - Nevers - VN 70 km - SNCF

Pour plus d'information == sources

Sources:

http://railvauxdyonne.net16.net

www.cheminots.net

slypidou.deviantart.com/art/Varzy-une-ex-gare-une-maison

 

Gare de Varzy d'époque/ De nos jours
Gare de Varzy d'époque/ De nos jours Gare de Varzy d'époque/ De nos jours
Gare de Varzy d'époque/ De nos jours

Gare de Varzy d'époque/ De nos jours

La Gare de Guérigny

 

Pour la gare de Guérigny voir le blog de Sirius == le lien (très complet) :)

 

La ligne Clamecy- Nevers

La ligne Clamecy- Nevers

Commenter cet article

Geodaszner 09/06/2015 16:01

la ligne dessert toujours le silo d'Arzembouy depuis Nevers . On a même eu droit à un embryon de RVB ce printemps.

Malgré le trafic très épisodique, on arrive quand même à s'y suicider...

http://www.lejdc.fr/nievre/actualite/pays/val-de-loire/2014/11/03/un-desespere-se-jette-sous-un-train-sur-la-ligne-premery-nevers_11205544.html

enuotip 07/02/2015 11:30

Nous partageons une passion pour les anciennes voies de chemin de fer
je connais très bien Clamecy depuis 1975

Sirius 15/01/2013 09:27

Excellent résumé de l'histoire ferroviaire nivernaise. Merci pour la référence à mon article! Cela fait plaisir de voir qu'il y a des gens corrects sur la "toile"! J'en profite pour vous dire que j'ai fait une visite avant-hier à l'usine Lambiotte de Prémery. Un décor surréaliste sur fond de ciel gris... à savourer avant que l'usine ne soit démolie cette année!