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Vestiges du 58

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Archives des Vestiges d'époque de la Nièvre ! Sur: le CNRS de Garchy, des Histoires, des Lieux, et Autres.....Vous êtes intéressés par ces lieux délaissés, vous recherchez des informations ou vous en possédez alors prenez contact !

Publié le par Vestiges 58
Publié dans : #cnrs, #histoires

Voici un note d'intention sur le CNRS de Garchy  et le site de production :

http://cine-dine.net

 

Une note d'intention  datée du 5 avril 2013.

Une Note très intéressante, et qui résume très bien le contexte du CNRS  de Garchy,  pour un futur documentaire fiction...

 

 Si vous souhaitez échanger des informations,  laissez des commentaires !

 

 

voici la suite ...

Une note d'intention sur le CNRS de Garchy....

Extrait de la page du site

 

Note d'intention

 

L'époque d'une vie sociale heureuse

 

Ce documentaire ne cherche pas à faire du misérabilisme insistant sur la destruction et l'anéantissement actuel des infrastructures du CNRS de Garchy. Au contraire, le point de départ serait plutôt de montrer la vie sociale existant à son lancement.

Le centre est construit dans les années 60 [1] dans le département de la Nièvre, à environ 20km au sud ouest de Sancerre, 40km au nord de Nevers et 200km au sud de Paris. Il se trouve sur la commune de Garchy, il s'agit d'un contexte rural encore aujourd'hui. Remarquons cependant que le placement géographique n'est pas éloigné à cette époque de la route nationale N7, devenue aujourd'hui l'autouroute A77 [2] . Cette axe routier à haute vitesse permet de relier Nevers à la fameuse autouroute du soleil, l'A6, au niveau de Nemours, c'est-à-dire à l'entrée de la région Parisienne. L'autouroute A6 existait-t-elle déjà dans les années 60? C'est exactement la date de sa mise en fonction [3]. Le placement de ce laboratoire scientifique n'était donc pas contemplatif de la nature, comme le laisse supposer certains riverains, car il aurait fallu dans ce cas s'enfoncer beaucoup plus loin dans la campagne bourguignone. Dès le départ, la position géographique indique au contraire une certaine affinité avec une ville à très forte croissance économique: Paris.

Dès le début des années 50, il est donc décidé que des chercheurs de haut niveau vont se mettre à travailler dans une campagne d'après-guerre qui n'a à ses alentours aucun pôle d'innovation. Le CNRS de Garchy semble donc être le paris d'une modernisation radicale dans un espace très calme. Bien entendu, ces informations restent à vérifier. Cependant, d'après les premiers élements trouvés sur place tels que les infrastructures de mesures ou des documentations de microcontrôleur, ce lieu était bel et bien à la pointe de la technologie avec des personnes compétentes aux commandes. Les riverains, non-scientifiques, ne savent par contre toujours pas identifier cette complexité: «  Il s'agissait d'un CNRS de géophysique  ». Point final.

Mais le documentaire partira justement de cette vie sociale autour de l'activité des chercheurs car une véritable ville avait été produite: cuisines, approvisionnements quotidiens de nourriture, hôtel, garage automobile, gardien à demeure, maisons de fonction pour les chercheurs titulaires, etc... Sans parler de son contenu scientifique, le CNRS avait produit une acceptation sociale dans le monde rural de Garchy. Pour les non-scientifiques, l'attrait devait sûrement être les avantages en nature (logement, conditions de travail en milieu rural permettant d'éviter le stress de la ville) ainsi que des rémunérations satisfaisantes. En échange, leur temps passé sur site permettait l'organisation matérielle de la vie. Ces activités produisaient en outre de nombreux emplois indirects dans les secteurs de l'alimentation (production fermière locale, restauration) des services à la personne (hébergement, transport de marchandises, infirmerie, sécurité incendie, loisirs), de la construction (artisans divers en maçonnerie, charpente, plomberie) et des énergies (installations électriques importantes, carburant, parc automobile). Il existait même un local stockant des explosifs ce qui nécessitait toute une chaîne d'infrastructures et d'agents habilités avant que les principaux intéressés, les chercheurs scientifiques, puissent s'en servir. Les économistes pourraient parler d'un véritable cercle vertueux. Car en outre les enfants des chercheurs cotoyaient à l'école ceux du monde rural. Cette mixité permettait de produire l'ascenseur social des années d'après-guerre incarné par le fils de paysan devenu ingénieur émérite. Encourageant ces opportunités, il arrivait que certains chercheurs participent au soutien scolaire. Ces scientifiques apportaient donc un bagage intellectuel important dans une région où les emplois sont dits peu qualifiés. Peu qualifié signifiant: ne nécéssitant pas de compétences particuliéres face à une séléction concurrentielle.

 

[1] Selon l'article "Un peu d'histoire...", sur le site les Vestiges du 58 à l'adresse cnrs-garchy.overblog.com. Les quelques riverains intérrogés parlent aussi de ces dates.

[2] Voir l'article Autouroute A77 sur le site fr.wikipedia.org.

[3] Voir l'article Autouroute A6 sur le site fr.wikipedia.org.

 

Source récente!!

Une note d'intention sur le CNRS de Garchy....Une note d'intention sur le CNRS de Garchy....

Commenter cet article

go to this site 28/03/2014 10:06

Taking in the example of the existing social life would not be a good idea actually. What I mean is that the current social life of people does not seem to be good and does not provide the potential knowledge for the upcoming generation.

fred 25/01/2014 22:15

quelle est le nom de la tour que l on voie

Baptiste CHAPERON 30/06/2014 23:05

Bonjour, le propriétaire est un particulier. j'ai failli acheté une maison tous comme d'autres particuliers, mais la mairie de Garchy nous à vivement déconseillé (eau, edf... ect). C'est bien dommage tout est maintenant saccagé, quel dommage...

Vestiges du 58 26/01/2014 15:03

Bonjour,

La tour en bois a une histoire...

Le Professeur Rocard avait fait construire à Garchy, une tour en bois (amagnétisme exige) pour la réception de signaux sismiques par transmission hertzienne. Il comptait installer à Garchy un laboratoire tout à fait novateur à l'époque. Cette tour, toujours appelée tour Rocard par la suite, n'a jamais été mise en fonction pour ce à quoi elle était destinée.

Source lesanciensdegarchy

riton09 12/04/2013 21:53

D'accord le CNRS a quitté Garchy depuis belle lurette. Cependant l'Etat propriétaire du site, plutôt que laisser à l'abandon les très beaux immeubles (construits en pierre) aurait pu les transformer pour faire une maison de retraite, ou une colonie de vacances, ou autre chose...Il suffisait de les vendre. Même si au besoin il fallait sécuriser les lieux (certainement en procédant au comblement des galeries souterraines, car il doit y en avoir)...C'était quand même l'équipe de recherche en géophysique du Globe, avec un certain Claude Allègre qui occupait les lieux. Après qu'ils aient quitté les lieux, dans la foulée, suite à une intervention intelligente du CNRS, c'était devenu un centre de formation, les bâtiments avaient retrouvé là toute leur utilité. Mais depuis une vingtaine d'années (plus, moins, je ne sais pas) tout est à l'abandon. C'est un véritable crève-coeur chaque fois que je passe devant ce site, à voir les ronces envahir tout l'espace, jusqu'à recouvrir ces belles batisses) . Après il sera dit que l'Etat gère au mieux son patrimoine...Laissez-moi rire et pleurer à la fois.Un vraie honte !

Bellamy 07/04/2013 10:26

Quand on parle de vestige c'est que quelque chose est mort ou en inactivité .....dommage !
Jean

Sirius 07/04/2013 08:57

Je me demande si le site choisi n'est pas également en rapport avec la proximité des failles géologiques importantes de Sancerre et de Sennely. Cette dernière n'affecte que le socle anté-sédimentaire, à quelques 3000 mètres de profondeur, alors que la faille de Sancerre est postérieure au Crétatcé, et "joue" encore...

François 17/09/2013 20:40

Bonsoir Sirius
Le CEG de Garchy a été créé à l'initiative d'un jésuite, le P. Lejay. Son projet portait surtout sur l'implantation d'un station d'études de l'ionosphère
J'y ai séjourné de 1961 à 1963.
A noter qu'il existait déjà à proximité un centre d'écoutes radio dépendant de la Défense nationale.